Ce qu’il faut savoir
Mars 2026 approche et, avec lui, le premier tour de la présidentielle. Le chef d’état-major général, le général Guy Blanchard Okoï, assure que la sécurisation du scrutin reste l’axe prioritaire de la Force publique (Journal de Brazza, janvier 2026).
Une conférence de planification opérée fin 2025 a tracé la cartographie des forces, des délais et des ressources nécessaires. Les orientations finales du président Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de chef suprême des armées, sont maintenant attendues pour enclencher la phase opérationnelle.
Un dispositif calibré pour mars 2026
Le concept retenu vise à combiner présence dissuasive dans les grands centres urbains et mobilité renforcée sur les axes routiers, afin de prévenir toute perturbation du vote. L’état-major parle d’une « sécurité à échelle républicaine », alliant armée, police, gendarmerie et protection civile.
Chaque centre de vote se verra adjoindre une cellule de liaison permettant de remonter en temps réel les incidents. Un poste de commandement national, adossé au ministère de l’Intérieur, supervisera l’ensemble du réseau le jour J.
Recrutement et montée en puissance
Le contingent 2023, intégré durant l’année 2025, forme aujourd’hui l’ossature des renforts. Les recrues de la vague A ont déjà rejoint leurs unités pour une spécialisation ciblée ; celles de la vague B terminent une formation complémentaire, tandis que la dernière vague suit l’instruction de base.
Le général Okoï insiste sur la régularité du processus : chaque étape respecte les textes réglementaires, gage de transparence et de professionnalisme. Ces jeunes soldats seront déployés en priorité dans les zones à forte densité électorale.
Police et gendarmerie : maillons décisifs
Côté forces de sécurité intérieure, les nouvelles promotions viennent d’être présentées au drapeau. Elles enchaîneront douze mois de formation professionnelle axée sur le maintien de l’ordre électoral, la gestion des foules et la médiation citoyenne.
En parallèle, la première compagnie du génie travaux poursuit son opérationnalisation. Son rôle : sécuriser les accès, réparer les voiries stratégiques et installer, au besoin, des barrières temporaires autour des sites sensibles.
Frontières sous contrôle
Depuis début 2025, les postes frontaliers sont interconnectés grâce à des infrastructures modernisées. Le ministère de l’Intérieur rapporte une hausse des interceptions de produits illicites, preuve, selon lui, de l’efficacité des nouveaux outils de veille.
Cette vigilance vise à tarir les circuits pouvant alimenter le trafic d’armes ou de faux documents électoraux. Les autorités affirment que la régulation des flux migratoires limite aussi les risques d’usurpation d’identité le jour du vote.
Femmes et armée : 50 ans de présence active
L’année écoulée a célébré le cinquantenaire de l’intégration des femmes dans la Force publique. « Elles servent sans relâche la Nation, parfois au prix d’un double engagement familial et militaire », a salué le général Okoï lors d’une cérémonie à Brazzaville.
Sur le terrain électoral, les unités féminines seront mobilisées dans les bureaux de vote pour faciliter l’accueil des électrices et désamorcer les tensions là où la médiation féminine s’avère souvent décisive.
Initiative verte et sécurité
Le 3 novembre 2025, à Oyo, a été lancé le projet d’une académie internationale dédiée à la lutte contre la criminalité environnementale. Présentée comme « stratégique », cette plateforme doit renforcer les capacités d’enquête nationales et africaines.
Si son cœur de mission reste l’environnement, l’académie formera également des enquêteurs capables de détecter les financements illicites pouvant perturber les échéances électorales, indique l’état-major.
Coopération internationale renforcée
Le Congo poursuit des partenariats actifs avec plusieurs pays amis pour des stages, des échanges de renseignement et l’acquisition d’équipements adaptés. L’état-major salue une « coopération d’excellence » qui positionne le pays comme contributeur fiable à la sécurité collective régionale.
Des observateurs notent que ces synergies offrent un double bénéfice : sécuriser le processus électoral domestique et accroître le rayonnement diplomatique du Congo-Brazzaville dans les forums de paix.
À retenir
La feuille de route sécuritaire repose sur trois piliers : préparation des effectifs, modernisation du contrôle frontalier et coordination interministérielle. L’objectif est clair : permettre à chaque électeur d’accomplir son devoir civique dans un climat apaisé et sous la protection des institutions républicaines.
Que faire concrètement ?
Les citoyens sont invités à vérifier leur carte d’électeur, respecter les consignes des forces de l’ordre et signaler toute anomalie via les numéros verts communiqués par le ministère de la Sécurité. Observateurs et journalistes peuvent déjà demander leurs accréditations pour accéder aux centres de vote le jour du scrutin.
FAQ des électeurs inquiets
Qui pourra circuler librement le jour du vote ? Tous les détenteurs de documents d’identité pourront se déplacer, sauf périmètres sécurisés restreints aux riverains.
Comment seront traités les incidents ? Chaque bureau contactera la cellule de crise locale, qui décidera d’une intervention graduée en respectant la proportionnalité.
Les résultats seront-ils sécurisés ? Les procès-verbaux feront l’objet d’un transport escorté jusqu’aux commissions de centralisation, puis d’une numérisation pour archivage.


