Ce qu’il faut savoir
En clôturant la session budgétaire le 23 décembre 2025, Isidore Mvouba a placé la présidentielle de mars 2026 au centre de son discours. Le président de l’Assemblée nationale estime que ce scrutin permettra au pays de valider « sa maturité démocratique ».
Le scrutin interviendra à la fin du quinquennat 2021-2026 du chef de l’État Denis Sassou Nguesso. Les parlementaires viennent d’adopter une loi de finances pensée pour soutenir les priorités économiques et sociales sur lesquelles se jouera la campagne.
La présidentielle 2026 au cœur du discours
« Rendez-vous emblématique entre la Nation et son destin », a résumé Isidore Mvouba devant les députés. En citant Aimé Césaire, il a insisté sur la responsabilité collective : offrir à « nos lendemains la couleur de nos espérances ».
L’orateur a rappelé que la Commission électorale indépendante affine déjà la cartographie des bureaux, tandis que la révision des listes se poursuit dans les départements. Il salue des « opérations techniquement satisfaisantes et socialement apaisées ».
Un budget 2026 taillé pour les urnes
Le budget 2026, chiffré à 2 576 milliards FCFA selon la commission des finances, est qualifié de « budget de courage politique ». Les députés l’ont voté à la quasi-unanimité, signe d’un consensus transpartisan rarement observé avant une présidentielle.
Il consacre plus de 45 % des engagements aux secteurs productifs pour dynamiser la croissance hors pétrole. Les observateurs voient dans cette orientation un message de confiance adressé aux électeurs et aux partenaires internationaux.
Diversification et services publics en vitrine
Les enveloppes dédiées à l’agriculture, aux zones industrielles et au tourisme progressent de 18 %. Le gouvernement veut ainsi matérialiser la diversification annoncée depuis le Plan national de développement 2022-2026.
Mvouba insiste aussi sur l’accès à l’eau et à l’électricité. Plus de 400 nouveaux forages et une extension de 300 kilomètres de réseau électrique sont programmés. « Investir dans ce qui change la vie quotidienne, c’est consolider la démocratie », affirme-t-il.
Cohésion nationale et paix électorale
Le président de l’Assemblée prévient : « La paix n’est jamais acquise ; elle se construit chaque jour ». Son appel vise à désamorcer les tensions souvent observées à l’approche des scrutins majeurs dans la sous-région.
Des organisations confessionnelles comme la Conférence épiscopale et le Conseil supérieur islamique ont déjà proposé des médiations préventives. Tous saluent « l’écoute institutionnelle » manifestée par le gouvernement et les partis.
À retenir
Mars 2026 doit confirmer la capacité congolaise à organiser des élections compétitives, pacifiques et inclusives. L’administration promet la publication précoce des résultats bureau par bureau sur une plateforme en ligne sécurisée.
Le budget 2026 donne une dimension concrète aux thèmes de campagne : emploi des jeunes, numérisation et accès aux services essentiels. Pour la majorité, c’est la preuve d’un État qui agit avant de solliciter un nouveau mandat.
Que faire concrètement ?
Les citoyens sont invités à vérifier leur inscription avant le 15 février 2026. Munis de leur carte d’électeur ou d’une pièce biométrique, ils pourront rectifier les données erronées dans les centres de proximité.
La diaspora, appelée à voter dans 16 pays, doit s’enregistrer auprès des ambassades avant le 30 janvier. Le ministère des Affaires étrangères promet des kits mobiles pour les zones éloignées, afin de maximiser la participation.
FAQ des électeurs de 2026
Quelle est la durée de la campagne ? Officiellement quinze jours, du 1ᵉʳ au 15 mars, avec un silence électoral de 48 heures avant le vote. Les réunions publiques devront respecter les horaires fixés par les autorités locales.
Comment seront financés les candidats ? Un financement public plafonné à 250 millions FCFA sera versé aux prétendants ayant obtenu les parrainages requis. Les plafonds de dépenses privées restent limités à 1 milliard FCFA pour garantir l’équité.
Quid de l’observation citoyenne ? Les ONG accréditées, dont l’ONG Agir pour la Paix, pourront déployer jusqu’à 4 000 observateurs. Un centre de données, hébergé à l’Assemblée, agrégera leurs remontées en temps réel.
Quand seront proclamés les résultats ? La Cour constitutionnelle dispose de 15 jours pour statuer après les résultats provisoires. Les recours seront reçus exclusivement par voie électronique, une première dans le pays.
Calendrier électoral à surveiller
25 janvier 2026 : dépôt officiel des candidatures auprès du ministère de l’Intérieur. Les dossiers incomplets seront immédiatement notifiés via la plateforme d’e-administration.
16 février 2026 : publication de la liste définitive des candidats et tirage au sort de l’ordre d’apparition sur les panneaux d’affichage. Le Conseil supérieur de la liberté de communication précise que les temps d’antenne seront équilibrés.


