Présidentielle 2026 : la décision de l’Upads à Brazzaville
À Brazzaville, les participants à la première session inaugurale du Conseil national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) ont décidé, le 24 janvier, de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle fixée au 15 mars (ACI).
Selon les responsables réunis pour cette session, ce choix marque une position politique assumée dans le paysage électoral, au moment où partis, institutions et citoyens se préparent à l’échéance. L’Upads insiste sur le fait qu’elle ne « se dérobe pas » à la compétition (ACI).
Règles du scrutin : les demandes de garanties mises en avant
Pour justifier sa décision, l’Upads a notamment cité l’absence, selon elle, d’implémentation de la biométrie, la question d’un fichier électoral « consensuel » et la mise en place d’une Commission d’organisation des élections indépendantes (ACI).
Ces éléments, rappelés à la clôture des travaux, renvoient à des débats classiques autour des conditions d’organisation d’un scrutin. Dans la séquence qui mène à la présidentielle, ils sont aussi un indicateur des attentes d’une partie de l’opposition en matière de procédures (ACI).
Démocratie et observation : l’Upads fixe des « prérequis »
Le Conseil national de l’Upads a également estimé qu’une « bonne élection » suppose, selon ses termes, des prérequis démocratiques. Le parti cite la liberté et la diversité d’opinions, l’indépendance de la justice, ainsi que la participation d’observateurs indépendants, locaux et internationaux (ACI).
Dans le contexte de la présidentielle 2026, ces demandes sont présentées comme des conditions de confiance. Elles s’inscrivent dans une logique de prévention des contestations et de renforcement de l’acceptation des résultats, un sujet suivi de près par les électeurs comme par les observateurs (ACI).
Financement et campagne : un point de friction évoqué
S’appuyant sur des engagements que le gouvernement aurait pris lors de concertations avec les forces vives, l’Upads dit constater un manque de volonté, évoquant notamment l’augmentation des dépenses de campagne liées à l’élection présidentielle (ACI).
Sans détailler de montants, cette mention traduit une inquiétude politique autour de l’équité de la compétition. Pour de nombreux électeurs, la question du financement et des moyens de campagne reste un marqueur d’équilibre démocratique, car elle touche à l’accès réel à l’espace public (ACI).
Pascal Tsaty Mabiala : « un appel au dialogue »
Au terme des travaux, le président du Conseil national et chef du parti, Pascal Tsaty Mabiala, a expliqué que la position de l’Upads est désormais connue. Il a indiqué que la démarche se veut un appel au dialogue, afin, selon ses mots, de résoudre les problèmes des Congolais (ACI).
Dans une période préélectorale, ce type de message vise à déplacer le centre de gravité du débat, de la seule désignation d’un candidat vers les conditions du scrutin et les priorités nationales. L’Upads cherche ainsi à peser sur l’agenda politique par la négociation (ACI).
Pacte républicain : une stratégie de rassemblement de l’opposition
Selon Pascal Tsaty Mabiala, la situation actuelle du pays appelle les forces vives de la nation. Dans ce cadre, l’Upads dit avoir proposé, avec des partenaires de l’opposition congolaise, un pacte républicain ouvert à la classe politique et à la société civile (ACI).
Ce pacte est présenté comme un outil pour dépasser les clivages et construire un Congo uni. En filigrane, l’objectif est aussi de structurer une posture commune face à l’élection présidentielle, en cherchant des convergences sur des principes plutôt que sur une seule candidature (ACI).
Calendrier politique : une séquence qui s’accélère avant le 15 mars
La première session inaugurale du Conseil national de l’Upads s’est tenue les 23 et 24 janvier à Brazzaville (ACI). Elle intervient alors que la dynamique électorale s’intensifie, avec l’installation progressive des débats sur les règles et la campagne.
Pour le pouvoir comme pour l’opposition, la période qui précède le scrutin est celle des messages de mobilisation et de clarification. La décision de l’Upads rebat ainsi certaines cartes, tout en laissant ouverte la voie d’échanges politiques, thème central mis en avant par le parti (ACI).
Présidentielle 2026 : quel impact pour les électeurs et la participation
Pour les électeurs, l’absence d’un candidat Upads peut modifier les repères habituels, notamment pour ceux qui attendaient une offre politique portée par ce parti. Mais la prise de position peut aussi être comprise comme une manière d’exiger un cadre jugé plus consensuel avant d’engager une candidature (ACI).
Dans le même temps, le débat public se recentre sur la confiance dans l’organisation du scrutin et sur le dialogue politique. Sur ce terrain, le gouvernement conserve l’initiative institutionnelle, et la recherche d’apaisement, souvent mise en avant dans les processus électoraux, reste un enjeu de stabilité (ACI).


