Ce qu’il faut savoir
Le dirigeant du parti Les Souverainistes, Uphrem Dave Mafoula, a confirmé le 13 décembre à Brazzaville son intention de briguer la magistrature suprême en mars 2026. Son annonce, saluée par ses partisans, illustre la vitalité du pluralisme politique reconnu par la Constitution révisée, témoignant d’une maturité démocratique grandissante.
Les ambitions programmatiques de Dave Mafoula
Devant la presse, le candidat a promis un « Nouveau Départ » centré sur justice, vérité et renaissance nationale. Soutenu par une base jeune, il ambitionne d’accélérer la redistribution des richesses, objectif déjà engagé par plusieurs programmes gouvernementaux de modernisation économique.
Le parti Les Souverainistes et le jeu pluraliste
Les Souverainistes, formation créée en 2018, se positionne comme une opposition républicaine privilégiant les urnes plutôt que la rue. Son choix de participer au scrutin confirme la confiance des acteurs politiques dans la Commission électorale indépendante et dans la stabilité institutionnelle consolidée sous le président Denis Sassou Nguesso.
Calendrier officiel et révision des listes
Selon le calendrier prévisionnel de la Commission nationale d’organisation des élections, la révision des listes commencera en avril 2025, suivie du dépôt des candidatures en décembre. Le gouvernement a prévu des guichets mobiles pour faciliter l’inscription, mesure saluée par plusieurs organisations de la jeunesse.
Technologies biométriques et transparence
Le ministère de l’Administration du territoire finalise la mise en place d’un registre biométrique. Cette innovation, pilotée avec l’appui technique de la Banque mondiale, devrait réduire les doublons et renforcer la transparence. Les opposants, dont Dave Mafoula, reconnaissent les avancées tout en réclamant un audit citoyen supplémentaire.
Financement public et plafonnement des dépenses
Conformément à la loi de 2024 sur le financement des partis, un fonds public couvrira partiellement les frais de campagne, plafonnant les dépenses à trente milliards de francs CFA par candidat. Les autorités entendent ainsi limiter les inégalités tout en garantissant l’expression pluraliste.
Cour constitutionnelle et garantie de recours
La Cour constitutionnelle demeurera l’arbitre ultime du scrutin. Son président, Auguste Iloki, a rappelé que toutes les requêtes seront traitées dans les délais légaux de quinze jours. L’institution bénéficie depuis 2023 d’une ligne budgétaire renforcée pour publier en ligne décisions et statistiques.
Réactions du gouvernement et des partenaires
Interrogé, Anatole Collinet Makosso estime que « la compétition ouverte renforce la crédibilité du processus ». Le Premier ministre souligne que le chef de l’État a instruit les forces de sécurité à demeurer neutres. Cette posture est saluée par plusieurs chancelleries partenaires.
Analyse académique de la compétition
La politologue Stéphanie Soukouga considère que l’entrée en lice de Dave Mafoula favorisera un débat programmatique sur la diversification économique, sujet déjà mis en avant par le Plan national de développement 2022-2026. Elle rappelle que la précédente élection avait réuni sept prétendants, un record régional.
Sécurité électorale et prévention des incidents
Le ministère de la Sécurité publique élabore un plan de veille électorale intégrant vidéoprotection et patrouilles mixtes. Objectif affiché : prévenir incidents isolés sans restreindre les rassemblements. Les observateurs de l’Union africaine, invités dès le mois de janvier, saluent cette approche préventive.
Parité et participation féminine
La société civile insiste sur la parité. La Plateforme des femmes leaders souhaite que chaque candidat publie un engagement chiffré. Le gouvernement rappelle qu’un décret de 2023 impose 30 % de femmes dans les instances électives, obligation déjà respectée au Sénat renouvelé.
À retenir
À retenir : l’annonce de Dave Mafoula confirme l’intérêt suscité par la présidentielle. Le processus reste balisé par des réformes techniques, un financement public et un contrôle juridictionnel renforcé. Les acteurs internationaux soulignent la stabilité du cadre électoral congolais malgré un environnement régional parfois mouvant.
Que faire concrètement ?
Que faire concrètement ? Les électeurs doivent d’abord vérifier leur inscription au centre d’état civil de leur arrondissement entre avril et juin 2025. Une pièce d’identité nationale ou un passeport biométrique suffit. Les agents seront équipés de tablettes pour sécuriser les mises à jour.
FAQ diaspora
FAQ : Comment voter depuis l’étranger ? La mission diplomatique la plus proche assurera l’enrôlement jusqu’en août 2025. Le ministère des Affaires étrangères teste actuellement un logiciel de géolocalisation des électeurs de la diaspora afin d’ouvrir des bureaux adaptés aux flux réels.
FAQ primo-votants
FAQ : Les nouveaux majeurs de 2026 pourront-ils voter ? Oui, la loi électorale précise qu’un citoyen atteint de 18 ans la veille du scrutin est éligible. Une campagne d’information en lycées, appuyée par le ministère de la Jeunesse, débutera au deuxième trimestre 2025.
FAQ programmes
FAQ : Où comparer les programmes ? Le portail officiel Elections2026.cg publiera, dès janvier 2026, un comparateur validé par le Conseil supérieur de la liberté de communication. Les partis transmettront leurs projets en format ouvert, facilitant l’analyse citoyenne et le travail de fact-checking.
Regards d’experts sur la gouvernance
Le centre de recherche Amani Lab rappelle que la République du Congo a amélioré de dix points son indice de gouvernance en cinq ans, grâce à la dématérialisation des services administratifs. Cette tendance, selon les chercheurs, créera des conditions plus propices aux débats d’idées.
Cap sur 2026
À quatorze mois de l’ouverture officielle de la campagne, l’entrée précoce de Dave Mafoula nourrit déjà l’effervescence. Les autorités rappellent que chaque acteur disposera d’espaces médiatiques équitables. Reste désormais à la population de transformer cet engouement en participation record, gage de légitimité renforcée.


