Ce qu’il faut savoir sur le geste du PCT
Le 9 janvier, à Brazzaville, une délégation du secrétariat permanent du Parti congolais du travail (PCT) a remis des vivres à six structures accueillant des orphelins et des personnes du troisième âge.
La délégation était conduite par Pauline Issongo, chargée de la solidarité et des ressources humaines. Elle était accompagnée de Faustin Elenga, en charge de l’organisation et de la mobilisation, et de Parfait Romuald Iloki, porte-parole du parti.
Les dons proviennent des contributions réunies pendant le 6e congrès ordinaire du PCT, tenu à Brazzaville du 27 décembre 2025 au 1er janvier 2026. L’objectif affiché : partager plutôt que garder ces vivres au seul « sommet » du parti.
Présidentielle 2026 : le social, un marqueur de terrain
À l’approche de la présidentielle de 2026 au Congo-Brazzaville, chaque formation politique cherche à montrer sa capacité d’écoute, sa présence locale et son utilité concrète. Les actions sociales deviennent alors un langage compris des quartiers comme des villages.
Le PCT assume ce positionnement. Pauline Issongo a rappelé que la solidarité est présentée comme un « cheval de bataille » du parti, au nom du secrétaire général Pierre Moussa, et comme une manière de souhaiter la bonne année 2026 aux bénéficiaires.
Dans un climat préélectoral où les discours se multiplient, ce type d’initiative permet aussi de raccrocher la politique à des réalités immédiates : alimentation, prise en charge d’enfants vulnérables, conditions d’accueil des aînés.
Dons alimentaires : ce qui a été distribué
Les vivres remis aux centres comprenaient notamment de la viande de bœuf, des moutons, des sacs de foufou, de l’arachide et des pommes de terre, ainsi que du riz, des bidons d’huile de palme et de la banane.
Le PCT précise qu’il s’agit des apports des différentes fédérations du parti lors du congrès. Ce point est important, car il relie l’organisation interne d’un parti à une action extérieure visible, sur un terrain social sensible.
Dans une année politique, ces détails comptent : ils donnent à voir une logistique militante, des réseaux et une capacité de mobilisation, au-delà des seules déclarations.
Orphelinats et 3e âge : les sites visités à Brazzaville
La délégation a remis les dons à l’auspice Paul Kamba de Poto-Poto, aux orphelinats Notre-Dame de Nazareth de Mpila et de Ouenzé, ainsi qu’au centre d’accueil Béthanie à Moungali.
D’autres structures ont été concernées : St Joseph de Gaston Céleste de Mfilou, Cardinal Emile Biayenda de Kombé, dans le 8e arrondissement Madibou, et l’orphelinat de l’association « Les œuvres de foi » à Petit-chose, à Talangaï.
À chaque étape, l’accueil a mêlé chants de militants mobilisés et moments de prière ou de paroles bibliques de la part des responsables des centres. Cette dimension communautaire pèse dans la réception locale d’un geste politique.
Paroles des bénéficiaires : gratitude et besoins concrets
À l’auspice Paul Kamba, Jean-Marie Baboungou Poaty, président de la Caritas Sainte-Anne et responsable du centre, a remercié la délégation. Il a dit souhaiter que « le Seigneur vous accompagne » et a salué le fait que le PCT pense à cette structure.
À Kombé, l’orphelinat Cardinal Emile Biayenda a reçu le don au complexe scolaire Notre-Dame de l’annonciation de Makélékélé. La sœur Marceline Ndoudi a indiqué que le centre compte 57 enfants, dont des enfants abandonnés dès la naissance.
À Mfilou, la sœur Célestine Boudzoumou, responsable de l’orphelinat St Joseph de Gaston Céleste, a formulé des doléances. Elle a évoqué 47 enfants, dont des jeunes en formation à Yié, et la difficulté de fonctionner sans gardien faute de moyens.
Le message politique : « Tout pour le peuple » à l’épreuve des actes
Pauline Issongo a justifié la démarche : les vivres reçus pendant le congrès ne devaient pas, selon elle, rester consommés par les seuls dirigeants. Le choix a été porté sur des personnes âgées et des orphelins considérés comme démunis.
Elle a insisté sur la cohérence entre l’action et la devise du parti. « Le social d’abord », a-t-elle dit en substance, ajoutant qu’un parti qui ne fait pas du social « ne peut avoir des assises ».
Dans la dernière séquence, la responsable a appelé les militants à croire en leur parti et à ne pas se laisser entraîner par « les illusions » de ceux qui cherchent à les « coopter » à la veille des élections. Un message qui s’inscrit déjà dans l’horizon 2026.
À retenir pour la présidentielle 2026 au Congo-Brazzaville
Cette tournée met en lumière un axe que le PCT entend valoriser avant 2026 : l’action sociale comme prolongement de l’organisation partisane. Sur le terrain, l’image d’un parti qui partage et visite les structures fragiles compte dans l’opinion.
Elle rappelle aussi que les campagnes se préparent souvent hors des meetings. Les échanges avec les responsables d’orphelinats, leurs besoins exprimés, et l’exposition publique des dons forment un récit politique qui pèse dans une année électorale.
Enfin, l’épisode montre comment un congrès partisan peut produire des retombées visibles pour des bénéficiaires, tout en servant de vitrine de mobilisation interne et de présence locale.
Que faire concrètement ? Participer utilement au scrutin 2026
Si vous votez en 2026, anticipez vos démarches : vérifiez votre inscription sur les listes électorales dès l’ouverture des opérations de révision, et assurez-vous que vos informations d’état civil sont cohérentes sur tous les documents.
Renseignez-vous auprès des services habilités sur les pièces acceptées le jour du vote et sur votre bureau de vote. En cas de changement de quartier ou de situation, demandez les procédures de transfert ou de correction dès qu’elles sont disponibles.
Enfin, suivez les messages officiels sur le calendrier : dépôt des candidatures, campagne, silence électoral, horaires de vote, centralisation et voies de recours. Une participation informée réduit les contestations et renforce la crédibilité du résultat.
FAQ : ce que cette action dit du climat préélectoral
Cette distribution est-elle une promesse électorale ? Dans les faits rapportés, il s’agit d’un partage de vivres issus des contributions du congrès du PCT. Politiquement, l’acte s’inscrit dans une mise en avant du social à la veille de 2026.
Pourquoi les orphelinats et centres du 3e âge sont-ils ciblés ? Les structures citées accueillent des publics vulnérables. Les responsables interrogés expriment à la fois gratitude et besoins matériels, ce qui rend l’action immédiatement visible et compréhensible.
Peut-on y voir une stratégie de mobilisation ? La présence de responsables à l’organisation, à la mobilisation et à la communication, ainsi que l’accueil par des militants, indique une séquence organisée. Dans une année électorale, ce type de terrain participe à la dynamique d’un parti.
Quel lien avec le vote des citoyens ? Le lien est indirect mais réel : ces actions nourrissent le débat sur les priorités publiques et sur la capacité des acteurs politiques à agir. Pour l’électeur, l’essentiel est de comparer les actes, les discours et les programmes à mesure qu’ils seront présentés.
Infographie : repères factuels (dates, lieux, sources)
Date de l’action : 9 janvier 2026. Lieu : Brazzaville. Origine des vivres : contributions rassemblées pendant le 6e congrès ordinaire du PCT, tenu du 27 décembre 2025 au 1er janvier 2026 à Brazzaville (déclarations des responsables du PCT dans le récit).
Bénéficiaires cités : auspice Paul Kamba (Poto-Poto), orphelinats Notre-Dame de Nazareth (Mpila, Ouenzé), centre Béthanie (Moungali), St Joseph de Gaston Céleste (Mfilou), Cardinal Emile Biayenda (Kombé/Madibou), « Les œuvres de foi » (Petit-chose/Talangaï) (récit de la visite).
Acteurs : Pauline Issongo, Faustin Elenga, Parfait Romuald Iloki ; témoignages de Jean-Marie Baboungou Poaty, sœur Marceline Ndoudi, sœur Célestine Boudzoumou (récit et citations).


