Ce qu’il faut savoir
Le 31 décembre, dans son traditionnel message de vœux, le président Denis Sassou Nguesso a dédié un passage entier à la présidentielle de 2026. Il a appelé les citoyens à transformer le prochain scrutin en « fête civique », réaffirmant que la paix reste « notre première infrastructure ».
Ce qu’il faut savoir, c’est que ce discours fixe le ton pour les vingt-quatre prochains mois : unité nationale, maturité politique et respect du calendrier légal. Les institutions électorales disposent désormais d’un mandat clair pour préparer un vote crédible et inclusif.
La paix, boussole du scrutin 2026
Dans sa réaction, le virologue et militant associatif Roch Bredin Bissala Nkounkou souligne que « sans paix, aucun projet ne prospère ». Son rappel s’inscrit dans la lignée du chef de l’État et vise à désamorcer toute tentative de surenchère verbale.
Les archives électorales rappellent qu’en 2002 et 2016, la République du Congo a su organiser des scrutins apaisés dès lors que le discours de la paix restait central. L’enjeu consiste désormais à consolider cette jurisprudence civique pour 2026.
Calendrier électoral 2026 : dates clés
Le ministère de l’Administration du territoire confirme que la révision exceptionnelle des listes commence en juin 2025, pour s’achever trois mois plus tard. Les candidats pourront déposer leurs dossiers entre janvier et début février 2026, avant l’ouverture officielle de la campagne quarante-cinq jours avant le vote.
La Commission nationale électorale indépendante, renforcée cette année par des représentants de la société civile, prévoit de doter chaque bureau d’un kit biométrique et d’afficher les résultats provisoires au plus tard quarante-huit heures après la fermeture des urnes, un engagement salué par plusieurs ONG d’observation.
Roch Bredin Bissala Nkounkou, témoin engagé
À 35 ans, le chercheur vient d’intégrer le comité central du Parti congolais du travail. Son profil scientifique, rare dans les hautes instances partisanes, apporte une voix technocratique. « Ma discipline m’a appris la rigueur et le doute méthodique », confie-t-il lors d’un entretien.
Pour lui, la présidentielle est « un examen grandeur nature de notre contrat social ». Il insiste sur l’urgence d’un débat d’idées basé sur les programmes plutôt que sur les invectives : santé publique, diversification économique, numérique et changement climatique devraient structurer les échanges selon lui.
Mobiliser sans diviser, cap présidentielle
Dans son adresse, le chef de l’État a martelé qu’il « n’existe ni citoyens de seconde zone ni Congolais d’un autre camp ». Ce rappel de l’égalité républicaine résonne fortement auprès des primo-votants, nombreux à bénéficier désormais de la carte biométrique sécurisée.
Les formations de la majorité, de l’opposition et du centre ont déjà multiplié les séminaires sur la communication non violente. Selon la Fondation Perspectives Congolaises, les incidents liés aux réseaux sociaux ont chuté de 22 % depuis l’adoption du code de bonne conduite signé en avril dernier.
À retenir
L’appel conjoint du président et de la société civile rappelle que la présidentielle de 2026 n’est pas un duel mais un test de cohésion. La paix, la transparence et la participation massive forment le triptyque que les acteurs veulent graver dans la mémoire collective.
Le rôle des institutions garantes
Le Conseil constitutionnel publiera la liste définitive des candidats au plus tard le 15 février 2026. La Haute Autorité de la communication, de son côté, surveillera l’équité du temps d’antenne et la lutte contre la désinformation, en coordination avec les plateformes numériques.
La Cour des comptes a déjà annoncé un audit strict des financements de campagne. Les formations devront déposer un état financier certifié quinze jours après le scrutin. Cette exigence, saluée par les partenaires internationaux, vise à renforcer la confiance dans la gouvernance économique du pays.
Que faire concrètement ?
Les citoyens ayant changé de résidence doivent confirmer leur nouvelle adresse avant le 30 août 2025 auprès de la mairie ou via l’application mobile iVote. Les Congolais de la diaspora, eux, pourront s’inscrire dans les postes diplomatiques à partir de septembre, une première historique.
Les associations de jeunes, comme Goma Tsé-Tsé Telema, préparent déjà des caravanes de sensibilisation dans les quartiers périphériques pour expliquer le bulletin unique et les procédures d’assistance aux personnes en situation de handicap. Elles espèrent atteindre 500 000 nouveaux électeurs.
FAQ participation 2026
Comment voter si l’on est étudiant hors de sa circonscription ? Une procuration spéciale, disponible dès novembre 2025, permettra de mandater un parent. Faut-il une carte nationale d’identité ? Oui, mais le passeport congolais reste accepté dans les bureaux situés aux aéroports internationaux.
Les résultats seront-ils contestables ? Tout électeur pourra saisir la Cour constitutionnelle dans les huit jours suivant la proclamation provisoire. Quand sa décision est rendue, elle est définitive. Une connexion internet n’est donc pas nécessaire, mais la plateforme e-recours accélère le dépôt des requêtes.
Quel est l’horaire des bureaux ? Ils ouvriront à 7 h et fermeront à 18 h, heure locale. Les électeurs déjà dans la file à l’heure de fermeture seront autorisés à voter. Les résultats partiels seront ensuite consolidés via le réseau satellitaire GovNet.


