Ce qu’il faut savoir sur la présidentielle 2026
Le processus électoral de la présidentielle 2026 en République du Congo franchit une étape clé : l’ouverture officielle de la période de dépôt des candidatures. Pour les partis, les indépendants et les électeurs, c’est le signal que la mécanique institutionnelle se met en place, selon le calendrier annoncé.
Dépôt des candidatures : dates fixées par arrêté
Dans un arrêté rendu public le 23 janvier à Brazzaville, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a arrêté la fenêtre de dépôt des dossiers de déclaration de candidature. Elle s’étend du 29 janvier au 12 février 2026.
Ce cadrage, attendu par les formations politiques, balise une phase décisive du scrutin. Il permet aussi aux administrations concernées d’anticiper l’instruction des dossiers, avec une approche présentée comme ordonnée et conforme aux règles en vigueur.
Calendrier du vote : force publique et vote général
Le calendrier électoral prévoit une élection en deux temps. Le 12 mars 2026 est retenu pour le vote anticipé de la force publique, puis le 15 mars 2026 pour le vote général sur l’ensemble du territoire national.
Pour les potentiels candidats, la période du 29 janvier au 12 février représente environ deux semaines afin de finaliser et déposer leur dossier. Les dépôts se font auprès de la Direction générale des affaires électorales (DGAE), mentionnée comme point de réception.
Où et comment déposer : le rôle de la DGAE
La DGAE apparaît comme l’interface administrative centrale de cette séquence. C’est auprès de ses services que les candidats doivent remettre leur déclaration et les pièces exigées, dans les délais annoncés.
Sur le terrain politique, cet encadrement rappelle que la compétition se joue aussi sur la capacité des équipes à préparer un dossier complet. Pour l’administration, l’enjeu est de traiter les dossiers de manière lisible et dans des délais maîtrisés.
Déclaration en quatre exemplaires : une exigence formelle
L’arrêté précise une règle procédurale : « tout candidat à l’élection du président de la République fait une déclaration de candidature légalisée en quatre exemplaires ». Cette formalité place la légalisation au cœur du dossier.
Dans la pratique, cette exigence vise à sécuriser le processus et à réduire les contestations liées à la forme. Pour les candidats, elle impose une préparation minutieuse, notamment sur la conformité des signatures et la régularité des documents annexés.
Pièces demandées : fiscalité, justice, santé
Le texte rappelle que la déclaration doit être accompagnée de pièces administratives et légales prévues par la loi électorale. Parmi les documents cités figurent une déclaration de moralité fiscale et un casier judiciaire (volet n°2).
S’ajoutent un spécimen de signature et un certificat médical. Celui-ci doit être délivré par un collège de trois médecins assermentés par la Cour constitutionnelle, une précision qui souligne l’importance accordée au contrôle formel et à l’adossement institutionnel.
Cautionnement de 25 millions FCFA : ce que dit l’arrêté
Parmi les obligations financières évoquées figure un récépissé de versement au Trésor public d’un cautionnement de 25 millions de francs CFA, indiqué comme non remboursable. Cette pièce fait partie du dossier à remettre dans la période prévue.
Dans l’écosystème électoral, ce mécanisme est généralement présenté comme un filtre administratif visant à encadrer la compétition. Il impose de facto une organisation financière et logistique solide aux équipes de campagne dès la phase de dépôt.
À retenir pour les partis, candidats et électeurs
La séquence ouverte du 29 janvier au 12 février fixe le tempo politique. Les candidatures se jouent d’abord au niveau de la conformité, avant les dynamiques de terrain et les messages de campagne qui marquent habituellement les semaines précédant le vote.
Le calendrier prévoit ensuite deux dates de vote, dont un scrutin anticipé réservé à la force publique. Pour les électeurs, ces repères aident à suivre l’avancement du processus et à exiger des acteurs une communication claire sur leurs intentions.
Que faire concrètement ? Vérifier, préparer, déposer
Pour les candidats, l’essentiel est de rassembler tôt l’ensemble des pièces mentionnées, de sécuriser la légalisation de la déclaration et de s’assurer du récépissé de versement au Trésor public. Le certificat médical doit aussi être anticipé compte tenu de son mode de délivrance.
Pour les partis et soutiens, il est utile de mettre en place une équipe dédiée au contrôle qualité du dossier afin d’éviter un rejet pour motif de forme. Pour les électeurs et observateurs, suivre les annonces officielles permet de situer les étapes sans se perdre dans les rumeurs.
FAQ : candidatures et dates de la présidentielle 2026
Jusqu’à quelle date les dossiers de candidature peuvent-ils être déposés ? La période fixée court du 29 janvier au 12 février 2026, selon l’arrêté rendu public le 23 janvier à Brazzaville.
Quelles sont les dates du vote ? Le calendrier mentionne le 12 mars 2026 pour le vote anticipé de la force publique et le 15 mars 2026 pour le vote général sur l’ensemble du territoire.
Où déposer la candidature ? Les dossiers sont déposés auprès de la Direction générale des affaires électorales (DGAE).
Quelles pièces sont citées comme requises ? Une déclaration légalisée en quatre exemplaires, une déclaration de moralité fiscale, un récépissé de cautionnement de 25 millions FCFA, un certificat médical délivré par trois médecins assermentés par la Cour constitutionnelle, un spécimen de signature et un casier judiciaire (volet n°2).
Infographie : le calendrier administratif en un coup d’œil
Fenêtre de dépôt des candidatures : du 29 janvier au 12 février 2026. Publication de l’arrêté : 23 janvier, à Brazzaville. Lieu de dépôt : DGAE.
Dates du scrutin : 12 mars 2026 (vote anticipé de la force publique) et 15 mars 2026 (vote général). Montant du cautionnement : 25 millions FCFA, versés au Trésor public, mentionnés comme non remboursables. Sources : arrêté du ministre de l’Intérieur rendu public à Brazzaville, informations reprises par la presse (Journal de Brazza).


