Ce qu’il faut savoir sur le calendrier officiel
Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté un projet de décret portant convocation du corps électoral sur toute l’étendue du territoire national. Un signal institutionnel fort: l’État enclenche la mécanique électorale et cadre les étapes attendues vers la présidentielle de 2026.
À Brazzaville, le mardi 20 janvier, le gouvernement a officiellement lancé le processus électoral. L’annonce a été faite par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, devant la presse.
Selon le calendrier communiqué, le vote par anticipation des agents de la force publique est prévu le jeudi 12 mars 2026. Le scrutin général, lui, est fixé au dimanche 15 mars 2026, date appelée à concentrer l’attention nationale et internationale.
Campagne présidentielle 2026: fenêtres et règles à suivre
La campagne électorale du premier tour se déroulera du 28 février au 13 mars 2026. Sur le terrain, ce cadre fixe la période de mobilisation, de débats et de présentation des offres politiques aux électeurs, dans un format connu des scrutins nationaux.
Une journée de silence électoral est prévue le jeudi 12 mars. D’après le porte-parole du gouvernement, elle vise à faciliter le bon déroulement du vote anticipé réservé aux forces de sécurité, en limitant les sollicitations politiques ce jour-là.
Pour les électeurs, cette séquence campagne-silence-vote rappelle l’importance des repères: s’informer avant la période de réserve, comparer les propositions, puis se concentrer sur l’acte citoyen au moment du scrutin. Le calendrier a l’avantage d’offrir de la lisibilité.
Corps électoral convoqué: ce que cela change concrètement
La convocation du corps électoral marque une étape structurante de la vie publique. Elle officialise le passage d’une phase politique à une phase procédurale, avec des échéances qui s’imposent à tous les acteurs, majorité comme opposition.
Dans les faits, cette décision enclenche une période où les institutions électorales et l’administration sont attendues sur l’organisation matérielle. Pour les partis, c’est un point d’ancrage: le temps politique se met au diapason du temps réglementaire.
Du côté de l’exécutif, l’argument mis en avant est celui de l’ordre et de la prévisibilité. Dans un contexte où les citoyens demandent surtout de la clarté, la publication d’un calendrier précis est souvent perçue comme un facteur d’apaisement.
Majorité et PCT: le statut de Denis Sassou Nguesso
Sur le plan politique, le président sortant, Denis Sassou Nguesso, n’a pas encore officiellement déposé sa candidature. À ce stade, l’information disponible est donc celle d’un calendrier électoral acté et d’un paysage partisan en mouvement.
Toutefois, Denis Sassou Nguesso a été désigné candidat du Parti Congolais du Travail lors du 6ᵉ congrès ordinaire de cette formation politique, tenu en décembre à Brazzaville. Ce choix donne une orientation à la majorité, sans préjuger des formalités à venir.
Dans l’opinion, cette désignation est généralement lue comme une volonté de continuité, au moins dans la méthode: un parti qui se range derrière son leadership avant l’ouverture de la campagne. Reste ensuite, pour chaque candidat, à construire son message.
Opposition: trois candidatures déjà annoncées
Dans le camp de l’opposition, trois candidats ont d’ores et déjà annoncé leur participation à la course présidentielle. Cette précocité traduit une volonté d’occuper l’espace public avant la campagne officielle, tout en préparant les étapes politiques à venir.
Il s’agit de Destin Gavet, président du Mouvement Républicain. Uphrem Dave Mafoula est également cité, leader du parti Les Souverainistes et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2021. Enfin, Anatole Limbongo-Ngoka, président du PARADIS, est annoncé.
Le fait que plusieurs profils se déclarent tôt pourrait nourrir davantage de débats de fond durant la campagne, si chacun clarifie ses priorités. Pour l’électeur, l’enjeu est de distinguer les annonces de principe des propositions concrètes, sur l’économie, les services et la gouvernance.
À retenir: dates, silence électoral, vote anticipé
À moins de deux mois du scrutin, l’essentiel est désormais balisé. La campagne se tiendra du 28 février au 13 mars 2026. Le jeudi 12 mars sera à la fois jour de silence électoral et date du vote anticipé des forces publiques.
Le scrutin général, lui, se déroulera le dimanche 15 mars 2026. L’enchaînement des dates indique une organisation qui cherche à concilier opérations spécifiques, comme le vote des agents de sécurité, et calendrier commun pour l’ensemble des citoyens.
Que faire concrètement avant le 15 mars 2026?
Se préparer commence par noter les dates et suivre les annonces officielles qui préciseront les modalités pratiques. Les électeurs gagneront aussi à identifier les messages des candidats pendant la fenêtre de campagne, afin de faire un choix éclairé avant le silence électoral.
Pour les primo-votants et la diaspora, l’enjeu est surtout l’information: comprendre les temps forts, se tenir au courant des communiqués institutionnels et des activités de campagne, et poser des questions aux acteurs politiques sur leurs engagements, sans attendre la dernière semaine.
FAQ présidentielle 2026 au Congo-Brazzaville
La campagne électorale du premier tour commence le 28 février 2026 et s’achève le 13 mars 2026, selon le calendrier annoncé par le gouvernement à Brazzaville le 20 janvier.
Le vote anticipé concerne les agents de la force publique et est fixé au jeudi 12 mars 2026. Le même jour est prévu comme journée de silence électoral, pour faciliter l’organisation de ce vote, d’après Thierry Lézin Moungalla.
Le scrutin général de l’élection présidentielle est programmé le dimanche 15 mars 2026. Pour l’instant, Denis Sassou Nguesso n’a pas officiellement déposé sa candidature, même s’il a été désigné candidat du PCT lors du congrès de décembre à Brazzaville.
Infographie: repères chronologiques (données officielles)
20 janvier: annonce du lancement du processus électoral à Brazzaville par le porte-parole du gouvernement Thierry Lézin Moungalla. 28 février-13 mars: période de campagne du premier tour. 12 mars: silence électoral et vote anticipé des forces publiques. 15 mars: scrutin général (sources: communication gouvernementale du 20 janvier).


