Ce qu’il faut savoir
Des centaines de femmes et de jeunes du Parti congolais du travail ont marché de la place de la Liberté au siège du parti à Mpila. Objectif : soutenir le 6e congrès du PCT prévu fin décembre et dessiner déjà l’horizon présidentiel 2026.
La marche sportive, initiée par l’Organisation des femmes du Congo et la Force montante congolaise, traduit la volonté de renouvellement portée par les unions catégorielles. Dans un contexte apaisé, elle envoie un signal d’unité interne avant les grands rendez-vous institutionnels des prochaines années.
Mobilisation sportive vers le 6e congrès du PCT
Partis au lever du jour, les marcheurs coiffés de casquettes rouges ont parcouru près de six kilomètres dans une ambiance de chants patriotiques. À chaque carrefour, des sympathisants brandissaient des drapeaux tricolores, rappelant que le PCT entend rester le pivot de la stabilité politique nationale.
À leur arrivée au siège national, ils ont été accueillis par le secrétaire général Pierre Moussa et plusieurs membres du bureau politique. Ce dernier a salué « un élan exemplaire » et promis que les propositions issues de la base seraient valorisées lors des travaux du 6e congrès.
Un appel clair à Denis Sassou Nguesso
Devant ses pairs, le premier secrétaire de la FMC, Osdet Vadim Mvouba, a solennellement invité le président du comité central, Denis Sassou Nguesso, à se représenter en 2026. « Notre génération veut sécuriser les acquis et ouvrir de nouveaux chantiers », a-t-il lancé sous les applaudissements nourris.
Cette interpellation n’est pas anodine : elle confirme que la campagne interne de parrainages se structure déjà, conformément aux statuts du parti. Plusieurs fédérations départementales auraient commencé à collecter des motions destinées à porter officiellement la candidature de l’actuel chef de l’État au congrès.
Les aspirations sociales listées par l’OFC et la FMC
Dans le mémorandum remis par Inès Nefer Bertille Voumbo Yalo Ingani, les femmes exigent un accès accru aux financements des micro-entreprises, tandis que les jeunes réclament un quota de stages dans les sociétés publiques. Ils saluent les mesures déjà engagées par le gouvernement mais souhaitent une généralisation rapide.
Le document insiste aussi sur la formation numérique et l’agriculture de seconde génération, domaines appelés à fournir des milliers d’emplois d’ici 2026. Les unions catégorielles proposent d’y affecter une part réservée du Fonds national de développement, gage selon elles d’un impact mesurable sur le terrain.
Quels enjeux pour la présidentielle 2026 ?
Pour les analystes, cette montée en puissance du vivier féminin et juvénile constitue un atout pour le PCT à l’approche de la bataille électorale. Le parti au pouvoir veut projeter une image de régénération, sans rompre avec la continuité qu’incarne la gouvernance du président Sassou Nguesso.
Le scrutin de 2026 sera le premier organisé sous la nouvelle Commission électorale nationale indépendante installée en 2023. Les modalités d’actualisation des listes et de collecte des parrainages présidentiels devraient être précisées par décret au premier semestre 2024, avant le recensement administratif spécial.
En interne, le PCT entend capitaliser sur ses 700 000 militants revendiqués pour sécuriser un taux de participation élevé, objectif affiché par le secrétariat permanent. Les cellules des quartiers sont invitées à multiplier les causeries éducatives sur le vote et à superviser l’enrôlement biométrique.
À retenir
Marche massive, appel à candidature, mémorandum social : le 6e congrès du PCT s’annonce comme la rampe de lancement de la séquence électorale. Femmes et jeunes se posent en partenaires exigeants mais loyaux, tandis que la direction du parti promet d’intégrer leurs priorités dans sa feuille de route.
Que faire concrètement ?
Les sympathisants souhaitant peser sur la plateforme programmatique sont invités à adresser leurs contributions aux commissions thématiques avant le 15 décembre. Les électeurs non inscrits peuvent enfin se faire enrôler dans les mairies de résidence, en présentant une pièce d’identité et un justificatif de domicile.
FAQ sur le calendrier électoral
Qui peut être candidat ? Tout Congolais de naissance âgé d’au moins 40 ans et parrainé par 600 élus locaux. Quand commence la campagne ? Trente jours avant le scrutin, selon le Code électoral. Le vote de la diaspora ? Toujours à l’étude, indique le ministère de l’Intérieur.
Comment vérifier son inscription ? Les listes provisoires seront affichées dans chaque bureau avant fin juillet 2024. Que faire en cas d’erreur ? Introduire un recours devant la sous-commission administrative dans les trois jours. Les décisions sont notifiées sous 48 heures, garantie supplémentaire de transparence.
Notre infographie : l’agenda du PCT jusqu’en 2026
Notre rédaction publie ce jour une infographie interactive retraçant la chronologie des étapes : congrès 2023, enrôlement 2024, primaires internes 2025, campagne 2026, et enfin présidentielles. Chiffres clés, cartes et échéances y sont visualisables d’un clic, offrant au lecteur un outil de suivi en temps réel.
Perspectives régionales
Plus largement, la mobilisation observée à Brazzaville devrait inspirer les fédérations de Pointe-Noire, de la Cuvette et de la Sangha, appelées à organiser des initiatives similaires dans les semaines qui viennent. L’objectif affiché est de construire un récit collectif fédérateur avant l’ouverture officielle de la campagne.


