Ce qu’il faut savoir avant 2026
À quinze mois de la présidentielle 2026, la sécurité des militants et des électeurs s’impose comme un fil directeur du débat politique congolais. L’assassinat de Raviet Celvic Ntsiantsié, alias Xi Tsiang, reste dans toutes les mémoires et influe déjà les stratégies de campagne.
Le gouvernement, conscient de l’enjeu, assure vouloir « un scrutin irréprochable sur le plan sécuritaire », selon le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou, qui rappelle que la stabilité demeure « l’atout maître » du Congo pour attirer investissements et confiance citoyenne à l’orée de 2026.
Sécurité électorale : enjeu majeur pour 2026
À Brazzaville comme dans les chefs-lieux départementaux, les coordinations électorales ont déjà mis à jour les plans de circulation, la cartographie des forces de police et les procédures d’alerte rapide. L’objectif affiché est clair : aucun incident grave ne doit perturber l’expression populaire en 2026.
Cette vigilance institutionnelle est saluée par plusieurs organisations d’observation électorale, dont la Plate-forme azur, qui estime que « le climat est plus apaisé qu’en 2021 », même si les ONG réclament une meilleure communication en temps réel des forces de l’ordre.
Le rappel douloureux du drame Xi Tsiang
Le nom de Xi Tsiang résonne comme un avertissement. Cadre prometteur de la Force montante congolaise, il avait disparu le 20 décembre 2025 avant d’être retrouvé mutilé trois jours plus tard. Le drame a ému au-delà du cercle PCT et suscité un profond choc générationnel dans tout Mfilou.
Dans les quartiers populaires, le récit s’est transmis de bouche à oreille. Les réseaux sociaux ont amplifié l’émotion, rappelant certaines affaires régionales. La comparaison avec le journaliste camerounais Martinez Zogo est souvent brandie, bien que les contextes diffèrent sensiblement selon les observateurs.
L’enquête progresse sous la vigilance des autorités
Aussitôt informé, le procureur de la République a ouvert une enquête pour meurtre avec circonstance aggravante. Les spécialistes saluent la rapidité des premières auditions. Des perquisitions menées à Djiri et à Mfilou ont permis de saisir téléphones, véhicules et objets susceptibles d’éclairer la chronologie.
La hiérarchie policière assure que toutes les pistes restent ouvertes, y compris celle d’une rivalité interne. « Il n’y aura pas de zone d’ombre », promet le général Jean-François Obala. Les rapports d’étape sont régulièrement transmis au ministère de la Justice et aux familles.
Mobilisation de la jeunesse et du PCT
Au sein du Parti congolais du travail, la disparition de ce jeune cadre a déclenché une introspection collective. Le secrétariat permanent de la Force montante congolaise a organisé plusieurs séances d’écoute afin de prévenir les tensions. L’accent est mis sur la responsabilité militante individuelle.
« Notre priorité est de transformer la peine en énergie positive pour 2026 », explique Prince Bertrand Bahamboula. Les ateliers de formation électorale préparent déjà des volontaires à superviser l’affichage, la logistique et la médiation dans les quartiers, en coordination avec les comités locaux de sécurité.
Mesures gouvernementales pour un scrutin apaisé
Du côté gouvernemental, un budget spécifique consacré à la sécurisation de la campagne a été adopté dans la loi de finances 2025-2026. Il finance vidéosurveillance, lampadaires solaires et patrouilles mixtes police-gendarmerie. Les partenaires au développement ont salué cette allocation ciblée et transparente.
Le ministère délégué à la Jeunesse, pour sa part, prévoit de lancer en mars un programme « Quartier calme, vote libre » incluant séances de sensibilisation dans les lycées et modules de gestion non violente des conflits. L’objectif est d’atteindre 100 000 jeunes avant la fin 2025.
Que faire concrètement pour voter en sécurité ?
Que faire concrètement si l’on se sent menacé durant la période électorale ? Les autorités recommandent d’appeler immédiatement le numéro vert 117, de conserver toute preuve numérique, puis de se rendre au poste de police le plus proche. Un dispositif d’écoute psychologique sera également disponible pour tous.
Les électeurs de la diaspora, souvent éloignés des réalités locales, sont invités à suivre les mises à jour officielles publiées par les ambassades. Le ministère des Affaires étrangères confirme le maintien des mêmes centres de vote qu’en 2021, mais avec un effectif renforcé.
À retenir
À retenir : l’affaire Xi Tsiang rappelle que le premier défi d’un scrutin reste la protection de chaque citoyen. L’État a réaffirmé son engagement à traduire les auteurs en justice et à consolider un climat de confiance propice à une participation élevée.
Pour les partis, la leçon est tout aussi claire : privilégier la concurrence d’idées et proscrire toute intimidation. Les observateurs internationaux attendus en 2026 pourront vérifier sur le terrain les avancées réalisées, renforçant ainsi la crédibilité régionale du processus démocratique congolais dans son ensemble.
FAQ sur les conditions de campagne
FAQ : La tenue des meetings nocturnes sera-t-elle autorisée ? Selon le ministère de l’Administration territoriale, les rassemblements pourront se poursuivre jusqu’à 22 heures à condition de déclaration préalable. Les organisateurs devront fournir un plan de sécurité, incluant issues de secours, éclairage et services sanitaires afin de garantir un déroulement paisible et sûr.
Autre question récurrente : les caméras individuelles promises aux forces de l’ordre seront-elles disponibles ? La direction générale de la police confirme la livraison de 1 200 unités avant juillet 2026. Cette innovation, testée lors des Fêtes de l’indépendance, a été jugée efficace pour documenter les interventions sensibles et renforcer la confiance citoyenne globale.


