Présidentielle 2026: un message d’unité à Brazzaville
À Brazzaville, le 31 janvier 2026, le président en exercice du Conseil œcuménique des églises chrétiennes du Congo (Coecc), Jean-Baptiste Mouanga, a lié l’unité spirituelle à un enjeu très concret: la qualité du processus de la présidentielle 2026 au Congo-Brazzaville.
Clôturant la semaine de prière universelle pour l’unité des chrétiens, il a exhorté les autorités à travailler «sans relâche» pour la justice, la transparence et la paix, afin de garantir un processus électoral jugé crédible (ACI).
Justice, transparence, paix: le triptyque mis en avant
Jean-Baptiste Mouanga a invité les dirigeants à écarter les comportements qui fragilisent le climat électoral. Il a notamment demandé de proscrire toute manipulation, intimidation et violence, en rappelant que l’exercice du pouvoir engage le présent et l’avenir des générations (ACI).
Dans son propos, l’idée de justice n’est pas réduite à un slogan. Elle est présentée comme un socle de stabilité, au même titre que la vérité et le respect de la dignité humaine, avec des institutions perçues comme crédibles pour porter l’acceptation des résultats (ACI).
Sous Denis Sassou Nguesso, l’État interpellé sur le sens du service
Sans cibler de responsables nommément, le président du Coecc a souligné que le pouvoir tire sa légitimité du service rendu au peuple. Il a insisté sur la protection des plus vulnérables et la promotion du bien commun comme boussole, dans un moment politique sensible (ACI).
Dans un pays dirigé par Denis Sassou Nguesso, cet appel sonne comme une demande de cohérence entre l’action publique et l’exigence d’apaisement. L’objectif affiché est de préserver un cadre où l’expression politique se fait sans rupture ni violences.
Citoyenneté électorale: droits, devoirs et refus de la violence
Jean-Baptiste Mouanga a également mis l’accent sur la sensibilisation des citoyens. Selon lui, la paix durable suppose des électeurs conscients de leurs droits et devoirs, capables de s’exprimer sans violence et de participer activement à la construction nationale (ACI).
À l’approche de 2026, cette approche renvoie à une question centrale: comment transformer la compétition électorale en exercice citoyen. Le Coecc plaide, dans le fond, pour une participation ferme sur les principes, mais calme dans les comportements.
Force publique, société civile, médias: appel au professionnalisme
S’adressant à la force publique, aux acteurs de la société civile et aux médias, Jean-Baptiste Mouanga a appelé ces «acteurs clés» à exercer leur mission avec professionnalisme et impartialité. Il a insisté sur le sens de la responsabilité des mots et des actes (ACI).
Le message vise un point souvent décisif en période électorale: l’impact des déclarations, des images et des rumeurs sur l’opinion. En rappelant que certains gestes peuvent apaiser ou attiser les tensions, il propose une ligne de conduite prudente et utile.
Églises: réconciliation et «sentinelles» du moment national
Aux responsables des Églises, le président du Coecc a demandé d’annoncer un «évangile de paix» et de promouvoir la réconciliation, afin de défendre la dignité de toute personne. Il a aussi revendiqué un rôle de vigilance spirituelle et morale (ACI).
«En tant que leaders chrétiens, nous reconnaissons notre responsabilité dans ce moment décisif de l’histoire de la nation. Nous sommes appelés à être des sentinelles, à discerner», a-t-il déclaré (ACI). Le propos installe une posture d’alerte, sans appel à la confrontation.
Refuser la haine: l’alerte sur les fractures identitaires
Jean-Baptiste Mouanga a enfin exhorté les chrétiens à demeurer fermes dans la prière, décrite comme une force capable de transformer les cœurs, tout en restant pleinement engagés dans leurs responsabilités citoyennes (ACI).
Dans un passage très direct, il a mis en garde contre les discours de haine, y compris ceux fondés sur l’appartenance ethnique, politique ou religieuse. «Refusez le discours de la haine… Que vos actes témoignent de la justice et de la solidarité», a-t-il insisté (ACI).
Présidentielle 2026: un appel à l’apaisement et à la crédibilité
Au total, l’intervention du Coecc rappelle que la présidentielle 2026 ne se joue pas seulement dans les états-majors politiques, mais aussi dans l’attitude des institutions, des relais d’opinion et des citoyens. L’idée dominante est la prévention des tensions (ACI).
Pour les autorités congolaises, l’enjeu est de consolider un cadre serein où la transparence et la paix vont de pair. Dans l’environnement politique de Denis Sassou Nguesso, ce type de message peut servir de repère commun, au-delà des préférences partisanes.


